Water the Hell puissance Deux

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Lifetime Brotherhood

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jeudi 10 juin 2010

1er Avril : extrait de journal intime

1er Avril : Réveil en douceur à l'hôtel Ibis de Roissy ce matin. Le dernier appel est à 9h50 à la porte d'embarquement, il est 8h00, j'ai donc tout le temps du monde pour m'y rendre. C'est la première fois que je prends l'avion seul, j'essaye de ne pas trop réfléchir et d'enchaîner toutes les étapes sans accroc.

Je me rends à la réception, on vérifie si j'ai droit au petit-déjeuner. L'employée cherche quelques secondes sur son écran puis me regarde légèrement d'un air préoccupé, comme si quelque chose n'allait pas. Je lui souris imperceptiblement. « Allez-y » me dit-elle finalement. Après manger, je repars vers la chambre pour rassembler mes dernières affaires. Je me rends compte que j'ai oublié mon sac à dos près de la table, j'y retourne et le récupère : encore un incident grave magistralement évité. En me relevant je me cogne contre une lampe en inox trop basse, dans un grand bruit de casserole. Quelques visages se tournent, mais je suis déjà reparti. Au moment de passer en caisse, j'attends deux minutes derrière un monsieur à l'accent britannique. Vu l'heure, j'ai encore le temps, j'espère juste qu'ils ne me causeront aucun problème. Eh non, le personnel est bien renseigné, j'ai effectivement la gratuité pour la nuit et pour le petit-déjeuner, ce qui m'épargnera de sortir la photocopie de l'e-mail maternel, censé éviter de me faire payer quoi que ce soit.

J'essaye de m'orienter à la sortie de l'hôtel pour trouver le moyen de me rendre à l'aéroport. Une fois arrivé au terminal 1 après une quinzaine de minutes de navette automatisée, je m'aperçois que mon vol n'y est pas affiché. Je regarde plus attentivement mon billet, finalement c'est au terminal 2 qu'il faut se rendre. J'étais pourtant certain que c'était l'autre. Je reprends la navette dans l'autre sens, l'heure tourne. La queue aux différents postes de sécurité est interminable. J'arrive finalement 5 minutes avant la fermeture de la porte. Encore une fois, j'ai bien fait de partir très en avance. Il est presque 11h00 quand l'avion décolle.

Je regarde plusieurs films au cours des 6 heures de vol. Nous traversons le Sahara, étendue infinie de sable et de rochers. La luminosité dehors est agressive, je préfère refermer le hublot. L'avion est loin d'être rempli, il y a suffisamment de place pour se coucher pour celui qui veut. Je vois un Africain transportant des œufs de Pâques géants dans son sac : la région du Cameroun où je me rends est en effet majoritairement chrétienne, et francophone.

Je tourne la tête une nouvelle fois vers l'extérieur. Le paysage a beaucoup changé. Le sable a laissé la place à une jungle verte luxuriante fracturée de quelques routes, ou plutôt quelques pistes, en terre rouge-orangée. Les maisons ressemblent à des taudis, avec des toits en tôle ou en branchages. Je soupire légèrement. Le confort sera spartiate. En l'espace de 5 secondes, le temps change et passe de nuageux à pluie torrentielle. L'avion descend progressivement, puis touche le sol. La piste de l'aéroport se doit d'être d'un béton irréprochable pour être utilisable sans danger, et c'est le cas. Comme si tout l'argent de la région disparaissait dans l'entretien de celle-ci. Il est 17h30 en France, 16h30 heure locale. Je m'attends à tout moment à rencontrer des militaires armés dans l'aéroport qui refuseront de me laisser entrer sans une compensation en euros. Finalement personne ne fait d'histoires. Mais j'avais entendu tellement d'anecdotes que je préférais être méfiant.

J'arrive finalement, toujours après de multiples contrôles, à sortir de l'aéroport. Je cherche le comité d'accueil du regard : je m'imagine mal survivre seul dans ce pays où je n'ai jamais mis les pieds. Heureusement les visages blancs sont repérables de loin dans une foule africaine, je salue mes parents et notre hôte Papa Achille – surtout ne jamais oublier la particule devant le prénom d'une personne.

Je monte dans la voiture. Il pleut toujours et il paraît que la pluie au Cameroun est censée arrêter toutes les activités : les taxis se garent, plus personne ne met les pieds dans la rue. Effectivement la pluie tropicale a peu de choses en commun avec ce que nous pouvons observer en France, tout déborde, des flaques géantes se forment, d'une profondeur pouvant atteindre facilement 50 centimètre, et les voitures doivent les traverser en priant de ne pas s'enfoncer dans un nid de poule, ou devrais-je dire un nid de vache. En effet les routes sont dans un sale état et le slalom entre les trous est le sport national.

Mais la pluie est capricieuse dans cette région du monde. Elle peut se répartir sur de minuscules zones, il peut pleuvoir dans un quartier donné alors que le quartier voisin reste sec. La pluie trône donc en tête de la liste des excuses pour ne pas se rendre au travail, puisqu'elle est très localisée et difficilement vérifiable. Je me rappelle d'un certain cours de mathématiques à l'UTT en 2007 : j'étais en première année, un étudiant camerounais était arrivé vingt minutes en retard. Lorsque l'enseignant lui demanda avec sévérité la raison de cette arrivée tardive, il lui répondit simplement « j'ai marché sous la pluie ».

Nous arrivons chez Papa Achille, un appartement situé dans l'immeuble V de la Cité Verte, un quartier de Yaoundé. On m'invite immédiatement à la table pour manger quelque chose. On est en pleine saison des mangues, elles ont un goût d'une intensité introuvable en France et il en pousse en telles quantités que la perte est énorme tous les ans. Je pioche aussi une banane et on m'invite à me servir du Top Grenadine, une boisson gazeuse locale analogue au Top Pamplemousse, au Top Citron et à d'autres variantes. Ces sodas ultra sucrés sont produits dans ce qu'on appelle les brasseries camerounaises, on m'apprend d'ailleurs qu'un grand patron de ces brasseries a pris le même vol que moi et est sorti en premier de l'avion, entouré de gardes du corps, avant de monter à l'arrière d'une voiture noire, immense et impeccable. Il faut savoir qu'au Cameroun la richesse doit se montrer, les gens fortunées sont généralement bien « bombées », comme l'a dit un jour un chauffeur de taxi gabonais prénommé Pamphile à mes parents, c'est à dire qu'elles ont de l'embonpoint. Alors que les Européens cultivent la maigreur, les Africains voient dans la grosseur un signe de bonne santé financière. Ma sœur m'a raconté qu'un jour quelqu'un qu'elle n'avait pas vu depuis quelques mois lui fit ce compliment : « tu as bien grossi ! ».

Quelqu'un me demande quel effet ça fait de voir un pays comme le Cameroun, j'affirme que « c'est dépaysant ». On me répond en riant « Mais Yaoundé est une grande ville, c'est la capitale du pays, tu n'as pas encore vu la campagne ». Je rétorque que oui certainement, la campagne, ça doit être encore plus dépaysant.

J'apprendrai quelques jours plus tard que ma réponse « c'est dépaysant » a généré un quiproquo inattendu en étant interprétée comme « c'est des paysans », comme si j'avais pris de haut tous les habitants du pays en même temps pour insister sur leur pauvreté avec un air dédaigneux. Comme quoi une seule petite phrase peut provoquer une catastrophe.

Je remarque que la télé fonctionne en permanence même si personne ne la regarde. On capte les chaînes françaises par satellite et on ne manque aucun match de foot. Tout le monde est connecté par téléphone mobile, on recharge son forfait en marchant dans la rue et en allant dans les Call Box, de petits stands en bois abrités par un parasol qui affichent leurs tarifs sur des bouts de cartons. De plus en plus de monde a accès à internet : l'Afrique est en pleine période de numérisation.

Au Cameroun, il n'y a normalement qu'un seul gros repas par jour. Mais notre hôte Papa Achille a tout prévu, il revient tous les jours de chez ses parents afin de remplir le frigo pour que nous puissions avoir tous nos repas réglementaires. L'alimentation du Cameroun est très riche, on pourrait manger un plat différent tous les jours pendant un ou deux mois : du riz, des tubercules, des légumes, beaucoup de poisson suivant les régions, de la viande de toutes sortes, des fruits... sans compter les produits importés de France que l'ont peut acheter au Casino du centre ville, destiné aux expatriés en manque de chocolat, de vin ou de pâtes.

Après cette grosse journée je me dirige vers le lit qui m'est destiné, je le trouve large, peut-être une fois et demie la largeur du mien en France. Il est fréquent de dormir à plusieurs dans le même lit, c'est pour cette raison qu'ils sont plus spacieux. Je me bombarde de crème répulsive avant de m'enfermer derrière le filet blanc de la moustiquaire. Un long séjour m'attend, plein de surprises.

mercredi 5 mai 2010

La télé passe le cap de la couleur : article uchronique dans le style journalistique web de 2010

LA TÉLÉ PASSE LE CAP DE LA COULEUR

Finie la teinte grisâtre et triste de votre télévision, elle produira très bientôt des images en couleur plus vraies que nature ! Zoom sur la prochaine folie high-tech de Sony.

La "boîte à image", le "petit écran", la "téloche"... Autant de périphrases et de surnoms affectifs pour désigner le divertissement familial préféré des Français, quotidiennement regardé par plus de 20 millions de spectateurs dans le pays. Le géant japonais Sony, l'un des principaux constructeurs de postes de télévision, a présenté hier dans une conférence de presse son tout premier modèle commercial entièrement en couleurs : le CR550-TruVision.

ON SE CROIRAIT PROJETÉ DANS LE FILM

La bête utilise un procédé unique, basé sur un tube cathodique amélioré équipé d'une technologie inédite au gaz Kryptonex® capable de diffuser sur l'écran une image mélangeant 3 couleurs primaires : le rouge, le vert et le bleu. Cette technique permet d'obtenir une gamme pharaonique de plus de 4 milliards - oui vous avez bien lu - de couleurs affichables. La sortie du modèle de Sony concordera bien évidemment avec l'arrivée dans les bacs en DVD du blockbuster Avatar de James Cameron, le tout premier long-métrage grand public utilisant le procédé couleur et qui a réuni à sa sortie dans les salles obscures en décembre dernier plus de 500 millions de curieux à travers le monde. Il sera donc désormais possible de renouveler le choc visuel de ce film précurseur et de tous ses héritiers directement à domicile.

UNE TECHNOLOGIE QUI FAIT ENVIE

En cours de recherche depuis plus de dix ans, l'enthousiasme et l'impatience des spectateurs est sans équivoque quant au passage à la télévision du futur. D'après un sondage TNS SOFRES du mois dernier mené auprès de 400 personnes, environ 70% des interrogés seraient curieux de tester "l'effet couleur" vanté par les commerciaux, mais seulement 7% seraient prêts à acheter un poste de haute technologie dès sa sortie. Et pour cause : la facture est salée. La bête de Sony devrait être disponible pour 2500 à 3000 dollars selon différentes rumeurs. Et par les temps qui courent, on peut supposer sans trop se mouiller que le prix pour l'Europe se situera lui aussi entre 2500 et 3000... euros cette fois ! Le vieux continent passera-t-il à nouveau pour la vache à lait de la haute technologie ?

LA PORTE OUVERTE A TOUS LES ECRANS

La recherche sur l'affichage couleur ne s'arrête pas là pour autant, les fabricants d'écrans d'ordinateurs se disent très intéressés par l'arrivée de cette nouvelle possibilité qui pourrait bien modifier de façon majeure le parc informatique mondial. Google a annoncé qu'il travaillait à une nouvelle mouture de son moteur de recherche ainsi que de son navigateur Chrome pour les rendre 100% compatibles couleur ; Microsoft et Apple se battent depuis plus d'un an pour être les premiers sur le marché à commercialiser un système d'exploitation couleur de nouvelle génération ; Nokia et Casio se sont associés pour développer l'affichage couleur sur écrans à cristaux liquides, applicables au marché de la téléphonie portable et des machines à calculer... Les exemples ne manquent pas. D'ailleurs, la rédaction de votre site préféré commence déjà à réfléchir à sa conversion vers le HTML 5, la nouvelle version du langage Web qui permettra de maîtriser tout le spectre lumineux pour afficher des pages encore plus belles. Reste à savoir si le sacrifice financier vaudra suffisamment le coup pour les consommateurs encore attachés à leurs écrans noir et blanc, et si les petites entreprises survivront à une éventuelle conversion massive de leur matériel audiovisuel vers la couleur.

Watre

mardi 13 avril 2010

Mésaventures, petit essai léger sans prétention

Ho non il caille…
Ho non encore du travail…
Ho non il fait chaud…
Ho non demain on se lève tôt…
Ho non il flotte…
Ho non j’ai eu une sale note…
Ho non il fait gris…
Ho non j’ai raté mon tour de magie…
Ho non je m’étais promis de pas me coucher si tard…
Ho non je vais encore être en retard…
Ho non c’est bientôt les examens…
Ho non encore un film qui finit bien…
Ho non la voiture qui démarre pas…
Ho non elle veut acheter un chat…
Ho non j’ai oublié mon permis dans mon autre pantalon…
Ho non le voisin met encore sa musique à fond…
Ho non il recommence à chanter avec sa voix de crécelle…
Ho non j’ai oublié de racheter du sel…
Ho non encore le téléphone qui sonne…
Ho non j’ai perdu mes cassettes de Nicky Larson…
Ho non il faut encore faire à manger…
Ho non je recommence à saigner du nez…
Ho non j’ai oublié mon stylo…
Ho non je vais devoir traverser une flaque d’eau…
Ho non j’ai oublié de racheter du lait…
Ho non revoilà mon allergie à la craie…
Ho non encore un fan des années 80…
Ho non y'a plus de pain…
Ho non y'a plus d’eau non plus…
Ho non ma compo lui a pas plu…
Ho non elle dit qu’elle a encore pris du poids…
Ho non j’ai une ampoule au bout du doigt…
Ho non j’ai rayé un CD de Franck Zappa…
Ho non ils font des promotions sur la vodka…
Ho non la tarte a brûlé…
Ho non elle est encore déprimée…
Ho non revoilà quelqu’un qui fait l’apologie de la pop…
Ho non dans l’ascenseur ça sent encore la clope…
Ho non ils ont mis des oignons dans la salade…
Ho non je suis tombé en panne sur la rocade…
Ho non j’ai oublié d’aller voter…
Ho non la serrure est encore bloquée…
Ho non y'a un caillou sous la porte…
Ho non voilà les moustiques qui sortent…
Ho non encore un qui se moque de mes cheveux longs…
Ho non ça fait trois semaines qu’on nous sert des pâtes au thon…
Ho non j’ai perdu ma carte de fidélité Carrefour…
Ho non y'a un faux contact sur le four…
Ho non elle me demande à quoi je pense…

Ho non une nouvelle journée qui commence…

mardi 1 septembre 2009

Retour à la nullité

C'est à la fois dommage et cool que je n'aie plus le besoin de remplir mon blog régulièrement. Dommage parce que ça occulte des parties de ma vie dont je me souviens difficilement plus tard, et cool parce que je ne m'enferme plus dans un spleen niais à longueur de semaine.

Enfin ça devrait bientôt changer, vu que demain c'est la rentrée à l'UTT.

Sérieusement, en parlant de parties de ma vie dont j'ai du mal à me souvenir, y'a cet été par exemple. Il faut que je me concentre pour savoir ce que j'y ai fait... Hmm...

Alors les deux premières semaines de juillet je sais absolument plus ce que j'ai fait. J'ai dû voir RM et Chooz une deuxaine de fois pour faire du metal, le reste du temps je l'ai passé en geeker sans but ou presque. Oui parce que c'est vrai que j'ai beaucoup programmé. Mon Citysides en java. Faudra que je m'y remette et j'espère que ça va pas trop trop tarder parce que j'ai pas envie de tout oublier d'ici là, et que j'ai plein d'autres choses plus urgentes à faire avant. Comme par exemple la post-prod de Triptyque 9.0.

Cette transition m'amène directement aux deux dernières semaines d'aout (qu'est-ce que j'ai fait entre temps ? je sais plus...) puisque c'étaient deux semaines ultimissimentesques de tournage avec TOUT LE MOOONDE. Comment expliquer cette vague de bonheur indescriptible, cette bouffée d'humanité qui m'a rafraîchi la gueule mieux que le quadruple effet kisscool ? Ce mélange improbable de bonne et de mauvaise ambiance, ces engueulades et ces réconciliations, ce bonheur quoi §§§ J'ai redécouvert la Vie, je ne l'avais qu'effleurée depuis le nouvel an et là j'en ai enfin repris une pleine plâtrée.

Comprenez bien qu'aucune UTT ne pourra jamais imiter ou contrefaire ce que je vis avec nous. L'UTT sonne comme du sunny delight, c'est rien qu'un ersatz inutile qui au lieu de désaltérer donne encore plus soif de Prochaine Fois. Au prochain nouvel an, je serai Prêt. Sa va envoyé du fat lol.

Sinon ben entre "les deux premières semaines de juillet" et "les deux dernières d'aout", je crois que je suis allé en chine et puis c'est à peu près tout. J'ai dû me rendre deux fois en normandie à tout casser...

Enfin bref, maintenant c'est la rentrée. C'est le spleen pour moi. Tiens au fait, mon voisin qui me filait internet est parti pour de bon, ou alors a changé de fournisseur. Mais tout n'est pas perdu, dans mon immeuble une jeune entreprise s'est installée (qui s'appelle wifirst) et a crafté des bornes wifi un peu partout. J'ai un débit suffisamment cool pour SuRfEr sUr lA TwAl mais pas trop pour dl. Disons que dl n'est pas ma priorité immédiate. Le seul problème c'est que là j'ai juste enclenché mes 24h d'essai et que donc après il faudra payeeeeeeeeeer §§§§ 20€ par mois c'est un peu excessif, mais y'a aussi une formule pour acheter 24h d'internet à 5€. A mon avis c'est ça que je vais utiliser. Enfin on le veura après, puisqu'en ce moment personne n'est sur msn.

Sinon ben heu... Rien. J'espère que j'aurai d'autre coups de gueule à envoyer sur mon blog cette année, et j'espère que vous aussi parce que j'ai envie d'avoir de vos nouvelles le plus souvent possible. J'aime bien vous lire.

lundi 18 mai 2009

Théâtre

Ecoute petit : au commencement c'était deux trois maisons coincées à l'ombre de l'église et de son enclos, au milieu de quoi coulait une rivière nommée l'Iton, au bord de laquelle bascula Hortense un jour de printemps en recevant de Jules les charmants hommages qui s'incarnèrent huit mois plus tard en un petit Jules Parfait Isidore, qu'on nomma Parfait tout court, et qui allait devenir l'une des futures victimes de l'une de ces futures guerres dont on a oublié la cause, mais qui le vit expirer hébété dans son sang sans se douter qu'avant de partir pour la boucherie, il avait joyeusement engrossé Berthe sa cousine qui décéda en mettant au monde un bébé de huit livres que sa grand-mère maternelle baptisa Germain malgré l'avis du grand-père qui lui voulait le prénommer Parfait en souvenir de son père défunt, et qui fut envoyé en nourrice où il eut pour frère de lait un petit André dont il épousa la soeur. Ainsi débuta petit, l'histoire de notre famille.

C'est sûr je pars dans le Morvan, parce que j'ai besoin d'air. De là je file en Auvergne pour rejoindre Pitou. Puis avec Michel on descend en Lozère. De là on récupère Nathalie, et s'invite chez les Champy, à Nîmes. Si on a le temps on passe voir Clara à la Napoule, et s'il nous reste des ronds on fait un saut à Gênes. Après si on peut on pousse jusqu'à Pise. J'aimerais bien aller en Grèce aussi... Faudrait que je retrouve le numéro du gars là... j'ai oublié son nom, qui m'a dit qu'il avait une place dans sa caisse pour Athènes fin juillet...

Oui bon d'accord le comité d'action d'accord le comité d'action, mais il est où le comité d'action ? Qu'est-ce qu'il fait le comité d'action ? A QUOI IL SERT LE COMITÉ D'ACTION §§§§

C'est l'éternelle histoire du gars Qui.

De çui qui dit qu'il a pas de chance.

Que tout irait bien mieux Si.

Que le ciel n'est qu'une toile peinte.

Qui dit, l'existence depuis qu'il est sur terre... qui dit

Qu'il pense qu'il aurait dû être un autre.

Que sa peau lui déplaît.

Que ses dents sont trop courtes.

Qui dit que ça irait bien mieux pour lui s'il avait le nez comme ça et pas comme ci.

Qui croit que là où il est c'est toujours nulle part.

Qui voudrait bien, mais qui peut pas. Qui aimerait bien, mais qui sait pas.

Qui dit tout le temps « eux là bien sûr eux là don. »

Celui qui meurt après tout le monde.

Et qui dit encore, à l'ultime seconde : je savais bien que ça finirait mal pour moi un jour stistoire.

C'est automatique c'est écrit là je mets le doigt dessus je pousse c'est automatique ça doit marcher j'ai mis ma pièce de 10 francs je pousse c'est automatique mais j'ai pas mon flan c'est automatique j'ai mi le doigt là ma pièce j'ai demandé F6 la part de flan j'appuie c'est automatique madame ça doit marcher c'est écrit là mettez 10 francs choisissez soulevez le volet c'est automatique ah essayez d'appuyer là où j'ai mis mon doigt F6 ah ça marche c'est automatique merci mais ce n'est pas du flan un sandwich aux rillettes vous vous êtes trompée de bouton mangez-le et rendez-moi ma pièce que je prenne un flan c'est automatique monsieur monsieur madame monsieur je veux du flan pas des rillettes c'est automatique je voulais du flan pas des rillettes §§§

Clou : voir Jésus-Christ.
Jésus-Christ : voir croix.

Croix : voir décoration.

Celui là eut pour épitaphe :

Franck Lepeautre
né dans l'Ain

puis mort dans l'autre

Et celle là :

Ci dort pour toujours

Armelle Diot

Qui souffrit d'insomnie

Et Ernest Ordonnée décida qu'on grave sur sa pierre :

Ici repose Ordonnée Ernest

Qui est mort endetté.

(Si Gustave Bouveresse

Mon unique créancier

Vient ici à passer

Qu'il se paye sur mes restes)

Et ce poète se dédicaça l'inscription suivante :

Je ne sus jamais faire

Que de fort piteux vers

Chemin faisant je tombe sur Thomas Bragonnet (moi c'est Hugues Loubet). Thomas Bragonnet ! Thomas Bragonnet ! -Monsieur je ne vous remets pas. -Comment vous me remettez pas ! Hugues Loubet ! Pralognan ! Popol ! -Popol ? >| -Popol §§§ La vareuse à Michel §§§ -La vareuse à Michel... -Oh ! Mais vous êtes pourtant bien Thomas Bragonnet ! Hugues Loubet ! Les Cytises ! Mme la Poule ! Sylvette ! Mathieu ! Le coup de la cloche ! -Le coup de la cloche ? -Mme la Poule ! La meule ! Zigou ! -Zigou ? -Le chien de la folle ! La folle au petit chapeau ! Avec des violettes ! La folle ! Ah mais c'est incroyable vous avez tout oublié ? Moi ? Popol, Pralognan, la vareuse à Michel ? Les Cytises ? Mme la Poule, Sylvette ? Mathieu ? Le coup de la cloche, la meule et Zigou ? Le chien de la folle ? La folle au petit chapeau ? Avec ses violettes ? Pourtant c'est des choses qu'on oublie pas, Popol, Pralognan, les Cytises, Mathieu, la cloche, la meule, la Poule, la folle et son chapeau, les violettes sur le chapeau.... et moi... et la vareuse à Michel !

mardi 12 mai 2009

C'était bien l'ièrayl ?

Y'avait du monde chez mes parents vendredi et samedi dernier pour enregistrer la musique de Chialons Joyeusement. Croc, Thane, RM, Lys et bien sûr Al, le héros de la semaine.

Le premier arrivé fut Croc, pile au moment où je finissais de bouffer. Parents : "hé ho hein mange moins vite on va pas te le voler hahaha *blague de papa* -NAOOOON il faut que je finisse avant qu'ils arrivent §§"

Ouf juste à temps ! *voit croc dehors par la fenêtre et va lui ouvrir avant qu'il ait appuyé sur la sonnette* Salutations sobres et serrage de main policé dans un calme béat, puis montage en haut pour faire du pc dans ma nouvelle chambre hi-tech avec lit d'Un Mètre Soixante-Dix de Lârge (on sait apprécier le confort du foyer familial les rares fois où on y retourne). Une fois thanou arrivé on regarda quelques épisodes de yugioh abridged, qu'il trouva cette fois rigolos (la première fois que je lui avais montré ça avait plutôt ressemblé à *blague blague blaaaague* ... *il ne bouge pas* "mais mais mais j'y comprends rien, d'habitude c'est drôle xOOO". Il faut croire que croc s'y connaissait mieux que moins et sut choisir les meilleurs épisodes.

Ensuite, en attendant l'arrivée des autres hôtes nous regardâmes John Rambo, alias le Film d'Une Heure et Quart. Celui où un petit flingue fait littéralement une grosse explosion de bouillabaisse céphalorachidienne. Ce fut plutôt marrant, mais le mieux c'est que RM et Lys arrivèrent pile à l'heure pour ma scène préférée, alias le quart d'heure final. "TIIIIIRE UN COUP D'Feûûûûû" (prononcé à la vise-les-pneus mais par rambo en personne). De là s'ensuit le gros morceau, l'overdose interminable et ridicule de grosses explosions, de rebelles qui arrivent, et bien sûr de rambo qui est En Haut de la Monnetââgne et qui a une vue sur le monde entier depuis sa gatling lance-roquettes intouchable. Cette scène est tellement nanar xD

Ensuite on regarda No Country for Old Men jusqu'au point où il devient pourri, c'est à dire les 3 quarts. Car après Shigger, c'est Al qui est arrivé. Une heure avant ce qu'il nous avait dit ! Excellente surprise. Il avait amené une pizza Buitoni complètement applatie et mélangée avec elle-même avec 50 fuites de jus, et surtout plein de paquets de chips de marque France Chips. On en avait largement assez pour tout le week-end d'ailleurs. Je fis découvrir la maison et chouinus (je l'avais en garde pour le week-end en l'abscence des parents, il nous fallut donc apprendre à vivre avec cet être social et facilement déprimable qu'est le chouinus-minus).

Après une petite promenade dans le quartier avec chouinus et sa laisse pgm pour saint-bernard de 150kg, croc réveilla un souvenir mémorable de tandem en passant à côté de la descente boueuse de l'école des ormes. Al : "HO DU TANDEM §§§ J'ai toujours rêvé d'en faire §", ok, j'ai juste à le sortir du garage. Nous voilà donc partis dans le quartier, d'abord des passages tranquilles, puis des dos d'âne, du franchissement avec virages hyper difficiles, et la fameuse descente boueuse... faite dans le sens de la montée ! "Ho non tu vas quand même pas la MONTER : OOO -et si : D", la montée s'est bien sûr pas très bien passée, Al manifestant son stress en faisant trembler le vélo de toutes ses forces, ayant pour effet de me déconcentrer. "Trop tard pour faire marche arrière, on est déjà à pleine vitesse >|", faute d'équilibre l'équipage dut s'éjecter au milieu du parcours. M'enfin j'avais atteint l'effet escompté : lui foutre les chocottes : D. On fit après la même dans le sens de la descente suivie de trottoirs à monter à pleine vitesse. Une fois rentrés au bercail, bizarrement personne ne me demanda d'essayer le tandem à son tour...

On mangea de la salade de riz maternelle, des chips et de la pizza le soir autour d'une table nappée jaune de Marquis, le tout en parlant de choses et d'autres. Difficile pour moi de me souvenir de tous les sujets, c'était du dialogue limite familial sur l'actualité (concours, Hadopi, Adopi...) et peut-être un ou deux trips de collège de rappelés. Bref un repas tout ce qu'il y a de plus banal, mais très apprécié tout de même. Après la bouffe on commença déjà à enregistrer l'album en se posant dans la véranda autour de fauteuils moelleux qui donnent envie de croiser les jambes et de roupiller et de chaises en fer forgé bétonné refilant scoliose et cyphose en même temps. Malgré qu'on soit dans la véranda, je jugeai quand même plus respectueux pour les voisins d'arrêter de jouer suffisamment tôt c'est à dire vers 23h. Je me suis pas spécialement emmerdé pendant cette soirée à ne rien faire (y'avait que Al qui jouait), j'espère que vous non plus même si c'était loin d'être idéal pour une euphorie générale.

Après on est montés en haut et on brancha mon pc sur le home cinema pour regarder des vidéos kamazutra (cherchez l'incohérence) et surtout... DES ARTHUR AGENT SECRET §§§ On a regardé tous les épisodes, et jamais on aurait osé aujourd'hui sortir une chose comparable. C'était vraiment la crise de rires gras, limite celle qui donne le cancer du diaphragme. Le fameux épisode 1.6 avec la musique du professionnel pendant 3 minutes et arthur qui marche... Impossible de résister devant cette séquence qu'on a regardée en entier (!) ni devant de nombreuses autres. Vraiment une oeuvre majeure du XXIème siècle. Après quelques trucs divers, il me semble qu'on a fini par se coucher. Il a fallu descende le Lit d'Un Mètre Soixante-Dix pour le mettre au milieu de la salle ciné et installer d'autres matelas, si bien que nous pûmes dormir dans la même pièce (c'est la moindre des choses). Lys avait son lit de Marquise pendant que certains tenaient moyennement à trois dans des lits deux places. L'idée du quart de singe fut un bide complet (tata tiii vive water qui sait pas trouver un mot français commençant par wh et qui perd sa motivation en 4 secondes), donc on laissa nos esprits vagabonder au cours de la conversation-duvet avant de basculer vers 3h30 du mat.

Nouvelle journée, tout le monde se réveille quasimment en même temps, on se dit bonjour par diverses cabrioles dans les matelas. On va petit-déjeuner puis on s'installe confortablement pour regarder Alex Rider Opération Stormbreaker. Film sans commentaire, de bonnes grosses grimaces de méchants, des R roulés, de la niaiserie en quantités industrielles, des péripéties qui s'enchainent sans transition... Nanar complet.

Après on continua d'enregistrer l'album, en faisant des essais de gratte électrique (pas terribles). Par contre la qualité de la gratte acoustique semble aimée des forces timéries après écoutage sur le home cinema. Faudra que je monte ça quand j'aurai la motivation de tout acquérir sur le pc.

Thane partit le premier, suivi de Croc Lys et RM qui partirent tous en même temps... On sent le vide tout de suite, comme une dépression soudaine de la cabine. Al et moi étions livrés à nous-mêmes et notre devoir était de finir l'enregistrement. Ce qu'on fit. Puis nous nous posâmes devant le pc pour éditer le scénar du film et composer un peu de la BO. Avant de se coucher on regarda vite fait Benjamin Gates et le Livre des Secrets... Très bof quand même, pas un nanar total mais sujet à de bons foutages de gueule. Un peu de conversation-duvet à deux après le film du soir, puis lever à 10h le lendemain pour partir à 11h. Je me rappelle de ces dernières parole de Al qui resteront gravées dans ma mémoire : "merci, très bon accueil, très bon hôte". Ho ho hoooo.

Voilà. Aujourd'hui je suis revenu à troyes, et chose étrange, samedi prochain c'est le GALAAAAAAAAAAAA, alias la teuf que tous les uttiens crèvent d'attendre depuis la fin de celui de l'année dernière, et alias aussi la teuf normale menée à son paroxysme. Tu dois t'acheter un costard/robe à 40000€ et encore payer 20€ l'entrée (WAT §§§) tout ça pour voir des gens bourrés qui dansent sur de la musique binaire. Youpi. Le tout est agrémenté d'une pseudo ambiton artistique "avec des espaces à thèèèèème §§§". Bref je vais pas payer pour aller voir ça à moins que quelqu'un veuille bien venir me tenir compagnie samedi prochain à mon appartement troyen (parce que c'est vrai que je suis quand même curieux).

Bref (c'est le dernier promis), c'était bien l'ièrayl. On recommence quand ?

jeudi 23 avril 2009

Champ obligatoire

Pourquoi on n'a jamais fait ça avant ? Je veux dire, ça fait un an que Thane et moi avons acheté le domaine watthan.org, avec dans l'optique l'idée de faire un espace de création où nous déposerions toutes nos idées... Et je ne me rappelle que trop bien qu'on avait eu l'idée de faire un portail blog. Alors quid ?

Replongeons dans le passé en regardant les archives du Blog Légendaire des Arcanes Oubliées qu'est Water the Hell prime : jeudi 20 mars 2008, article nommé "Coopéwation" =>

Sur ces 2500Mo (l'offre la moins chère de chez 1&1) nous allons stocker tous nos projets filmiques, artistiques, forumiques et que sais-je d'autre. La prochaine génération du forum rp citysides est en route et sera bientôt accessible via http://citysides.watthan.org et la page d'accueil que je vous ai donnée plus tôt. Ce sera un forum public avec validation de comptes, histoire de tester ça hors du cercle fermé des copains de moins en moins libres (soit disant). Apparaîtront plus tard des actualités de notre boîte de prod filmique et des blogs qu'on essayera de mettre à jour souvent avec des podcasts. Bref on vous tient au courant.

Les archéologues du net me soufflent dans l'oreillette que ces inscriptions peuvent nous renseigner sur les causes exactes du problème. Nous avions tout misé sur la génération 2 de citysides, ce concept nous a montré par deux fois qu'il était non-viable : trop de pgm insupportables, trop difficile à jouer, "j'ai pas le temps", tout ça entraînant une perte de motivation graduée des participants.

Donc en gros ça fait un an que watthan.org est prêt à accepter ce schéma communautaire, il a juste fallu que Croc prenne la décision de s'y intéresser pour que le projet prenne vie véritablement. En tout cas je peux dire qu'en tant que moi-même, j'aurai toujours besoin d'un blog où écrire tant que je vivrai tout seul dans un coin reculé, donc moi je suis pas près d'abandonner le navire. Par contre je dois avouer que je vous fais moins confiance puisque vous m'avez déjà trahi plein de fois avant, concernant les projets communautaires : D Al qui annonce catégoriquement qu'un blog c'est inutile, Chozo qui refuse de se connecter comme si sa vie en dépendait, Thane qui veut bien concevoir mais pas participer, etc etc.

Donc je vous fais quand même un peu confiance, mais ne me donnez pas raison de me méfier, merci.

Sinon ben c'est normal qu'en ce moment c'est vide puisque Croc et RM sont les seuls susceptibles de flooder le forum avec Thane et moi et qu'ils sont en con-courent. Mais c'est souvent comme ça : "ho y'a le bac donc c'est normal que personne participe" "ho c'est les vacances d'été donc c'est normal que personne participe" "ho c'est la rentrée donc c'est normal que personne participe" "ho c'est les exams donc c'est normal que personne participe" "ho c'est le nouvel an" "ho c'est la saint valentin" "ho c'est la veillée pascale" "ho c'est la saint Urbain" [...]

C'est désespérant, mais pour l'instant je suis motivé. Et tant que vous ne me ferez pas défaut je le resterai. Et je prends ce billet comme témoin. Mon serment est gravé dans les Plaques Binaires de la Base de Données.

mardi 21 avril 2009

Ceci est Mon Combat

Bonjour.

Nous sommes entrés dans une nouvelle ère. Les anciens topoï (xD) sont abandonnés aux charognards, non sans quelques souvenirs et remords, et la vie suit son cours dans de nouvelles voies inexplorées.

Finie la solitude, je fais partie d'un Tout. A plus tard.