Danse, danse et tourne, vole, et revient se blottir au creux de mes poings relâcher une nouvelle salve, la violence pure et l'extase sa soeur.

Je cours, j'explose entre vos doigts, ton sang résonne de mon rire. Bruisse et crisse le papier, le sable du temps fou de notre force, hurlent les pierres fendues par la mémoire ! Babioles aux couleurs vives, meubles de ton ennui : je les percerai tous, les murs du Labyrinthe et le paquet de cartes. Ton tarot, Sosostris, je le dévore, comme la Roue dévore la Tour.

"Une braise peut-être ?"

Et bien ? Qui donnera de la voix avec moi ? Trop tard, trop tard, parti, esquivé, parmi les herbes et dans vos songes rouges feu. Jamais ne tonne mais toujours foudroie, foudroyé moi-même, avec joie, par la Grâce.

"Une fée, peut-être ?"

Jette aux flammes noms et chiffres, rien n'importe si dans ma danse je te dépasse et t'enchante pour un instant, éclat de vie de rire de verre dans le parchemin de ton histoire.
Un roi ? Que non, mon amie, bien plutôt un valet ( "Un serviteur, peut-être ?"), Jack devant l'Eternel, une entaille au firmament d'où Il fait couler le cycle des mouvements.
Un roi ! A-t'on vu un souverain agiter des grelots ? 

Un coup de dés, oui, le chaos de la chance et l'univers des possibles, pliure de l'hésitation. Ah, notre ivresse, l'ivresse du jeu, mélange et coupe, mouvement, mouvement, mouvement.

Vertiges et silences ? Ah, mon bel alchimiste, tes mots sont virtuoses, mais c'est l'infini du vide que tu mets en flacon.
Je suis déjà ailleurs.

Allons ! Poussons plus loin !