Transcendons notre morne vie par le pouvoir de l'écriture.
Par Chozo le mardi, octobre 6 2009, 21:28 - Bouche-trou - Lien permanent
Mosquitoes, ye be warned.
Pas vraiment une journée, plutôt une nuit.
Une partie d'une nuit.
Une partie d'une nuit où je me suis fait un putain de putain de putain de putain de putain de moustique.
...
...
...
MWAHAHAHAHAKRRFRRAAAA
AHHAHHAHHHAHAHAKRRRAAA
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
Je ne sais pas si vous vous rendez compte de la jouissance que l'on peut ressentir en écrasant d'un simple geste de la main un moustique contre son mur.
C'était une nuit qui commençait comme les autres, vers minuit, après avoir traîné internet, pris ma douche, et mis mon pyj' (kiffant le rythme ternaire), je me glisse sous ma couette et éteint la lumière en attendant le sommeil.
Pas longtemps.
Cinq minutes après ça, voilà que j'entends LE bruit que tout dormeur sain d'esprit redoute le plus, la nuisance sonore qui instille en vous une peur panique de ne pas dormir, le petit son innocent qui libère toutes les craintes enfouies au plus profond de notre inconscient collectif :
bzz
bzzzz
Un moustique. Un chien galeux de cette engeance damnée, un représentant infâme de l'espèce la plus infâme que nos contrées ait connu. Car même si Dieu, dans son infinie sagesse, a doté les moustique de cet avertisseur sonore caractéristique, ce n'était que pour renforcer leur capacité à se rendre invisible sitôt la lumière allumée.
Par réflexe toutefois, je tends la main vers l'interrupteur de ma lampe de chevet et pousse le bouton, attendant l'arrêt net du bourdonnement honni.
Mais décidément Dieu a oublié d'être con : soit le moustique qu'il m'avait envoyé était un rookie déplorable, soit il rentrait d'un soirée un peu arrosée, car alors que la lumière emplissait le coin de ma chambre, ce bougre oublia non seulement de mettre son bouclier déflecteur en route mais aussi de couper ses réacteurs.
Il était là, à une trentaine de centimètres de moi, voletant à qui mieux mieux, cherchant probablement quelque lambeau de pénombre définitivement annihilée par l'ampoule conquérante de ma lampe de chevet.
Alors, dans une délectation comme je n'en ai que rarement connu, j'approchai ma main de l'insecte et je l'écrasai sans violence contre le mur.
Il avait payé pour toute son espèce.
Cet épisode s'est passé mercredi dernier. Le cadavre du moustique est encore collé au mur. Il sert désormais d'exemple et avertit ses congénères du sort qui les attend si ils venaient à s'approcher de moi.
Mosquitoes, ye be warned.
(Posté également sur le topic " Une journée dans votre peau" de FPSB, là où les épisodes marquants de nos vies sont inscrits dans le marbre.)
Commentaires
Je riz toute seule en salle info ^^
Ça fait plaisir de voir que le warrior est de retour \o/
Le prendre par les ailes et le jeter dans la lampe halogène... :bave:
Je veux plus de tranches de vie cocasses comme ça. =D
ce billet serait il inspiré par des discussions de cantine anti moustiques? Ou je commets l'erreur de Sainte Beuve en voulant donner un contenu autobiographique à ta prose?
Qui est oka ?
La Laetitia que tu as rencontrée ^^
Beau rapport de bataille, ce fut une victoire éclatante.
Bien joué soldat.