Mais qu'est-ce qu'elles ont toutes ?
Par Amarelys le lundi, décembre 7 2009, 12:20 - Lien permanent
Elles ?
Tisbée - El Burlador de Sevilla, Tirso de Molina. "Victime" de Don Juan. (Théâtre)
Marianela - héroïne éponyme du roman réaliste sentimentaliste de Galdòs.(Littérature espagnole)
Tisbea: (...)¡Ah falso huésped, que dejas
una mujer deshonrada!
¡Nube que saliste del mar,
para anegar mis entrañas!
¡Fuego, zagales, fuego, fuego y rabia!
Amor, clemencia, que se abrasa el alma.
Yo soy la que hacía siempre
de los hombres burla tanta.
¡Que siempre las que hacen burla,
vienen a quedar burladas!
Engañóme el caballero
debajo de fe y palabra
de marido, profanando
mi honestidad y mi cama.
Gozóme al fin, y yo propia
le di a su rigor las alas,
en dos yeguas que crïé,
con que me burló y se escapa.
Seguidle todos, seguidle,
mas no importa que se vaya,
que en la presencia del rey
tengo de pedir venganza.
( Désolée pour les non-hispanisants et tous ceux que ça hérisse, j'ai pas trouvé de traduction, et je ne m'y oserais pas... )
Mme Giralt : Ah ben oui tu peux pleurer ! Tu te foutais de la gueule des garçons et t'as trouvé plus malin que toi. - Non ! C'est pas vrai ! Je suis pas une salope, moi ! J'ai rien fait de mal... - Maintenant t'as tout perdu et c'est tant pis pour toi. - Mais pourquoi ! Je méritais pas ça... - Allez... Reviens maintenant... Reviens à la raison. Ça va aller ? - J'y arrive plus...
Marianela. Petite orpheline livrée à elle-même dans les régions minières. Pauvre idéaliste... Le topos de la gamine pas sotte pour deux sous, mais à qui personne ne s'est donné la peine d'apprendre quoi que ce soit. Et à force d'entendre les gens le lui répéter, elle s'en est convaincue elle-même : "Yo no sirvo para nada." Convaincue aussi qu'elle est tellement ratée qu'elle ne mérite pas de vivre... Amoureuse d'un jeune aveugle, à qui elle sert de guide, et qui est persuadé qu'elle est aussi belle que son âme est simple et pure. ( Et moi qui pensais, Marianela... Un si joli nom, à lire comme à entendre, que jusqu'aux trois quarts du roman je n'avais pas compris qu'elle avait été affreusement défigurée par une vilaine chute sur des rochers dans sa petite enfance. ) Le jour où une opération lui rend la vue, il s'aperçoit que sa cousine est mille fois plus belle, et ne veut plus jamais voir la Nela. Elle se laisse mourir d'amour et de chagrin.
Tsss, a-t-on jamais vu plus niais, comme idée ?
Commentaires
J'ai pas compris à quoi servaient les italiques. Ou alors je n'a pas envie de comprendre.
J'ai pas compris grand-chose au texte en espagnol.
Pour la Marianela, c'est un peu cliché mais assez réaliste.
Et Giralt c'est qui ?
Giralt c'est ma prof de théâtre =O J'l'ai dit y a quelques billets.
Bon, ok, je sais pas quoi faire de ma pause midi, alors je propose une traduction toute moche du monologue de Tisbée ^^ :
Mauvais hôte (invité), tu abandonnes une femme deshonorée ! Nuée qui émergea des mers pour noyer mes entrailles ! (Note : elle a récupéré DJ de la noyade plus tôt) Feux, (zagales ?), feu et rage ! Amour, soit clément, mon âme s'embrase!
Je suis celle qui toujours se riait des hommes, mais toujours celles qui se moquent en viennent à être moquées! Cet homme m'a trompé sous couvert de promesses d'épousailles, profanant mon honneur et mon lit! Il jouit de moi enfin, et moi-même [? "je lui ai donné les armes pour le faire"? je crois que c'est l'idée].
Poursuivez-le tous, poursuivez-le ! Mais qu'importe qu'il s'en aille. En présence du roi j'irai demander vengeance.
Ah ok c'était un exercice d'impro.
?
De quoi tu parles ? Le théâtre ? (réponse : Non) La trad ? (Euh... oui. C'pour ça que c'est pas finassé et que c'est tout moche.)