Journal, dimanche 4 octobre, 9h20
Troisième épisode onirique, le pire, mais alors vraiment le plus horrible de cette nuit. Je ne sais pas exactement ce que c'était, mais ambiance nocturne, un peu de ruines médiévales, toujours un environnement crasseux. Des sortes de cages en métal rouillé. J'y étais enfermée, au milieu de corps en état de décomposition plus ou moins avancé, certains atrocement mutilés, parfois juste un membre, un buste ou une tête, rattachés à rien, qui roulaient sur le sol. Il y avait des "gardiens", bien sûr, ils avaient des armes, peut-être des lances ou des faux, et quand ils frappaient les corps léprosés, nécrosés, encore à peu près vivants, des morceaux de chair giclaient. Et je ne comprends pas. Qu'est-ce que je fais là ? Qu'est-ce que je dois faire ? Qu'est-ce qui leur arrive ? Est-ce qu'il va m'arriver la même chose ? D'habitude, dans ce genre de rêve, je cherche à m'échapper, à m'enfuir ; pourtant, là, rien, je reste "sagement" au milieu de ce mouroir, en essayant simplement, dans la mesure du possible, de ne pas m'approcher trop près, de ne pas toucher les charognes.