Bonsoir à toutes et à tous, nous sommes le mardi 21 avril, il est environ minuit, et il y a une dizaine de minutes, j'ai trouvé cet adorable blog devant la porte de mon appart' du XIVème, bordé dans un couffin bleu avec une lettre punaisée sur l'anse. On me demandait d'en prendre bien soin, de le chérir et de le nourrir fréquemment, afin qu'il puisse grandir et s'épanouir jusqu'à ce qu'il me traite de vieux con quand sa voix aura mué et qu'il réclamera une mini-moto.
Paternité difficile à assumer pour moi. Je me rappelle qu'à 9 ans, j'avais un petit cactus de bureau que j'avais prénommé Tom et que j'avais laissé honteusement dépérir pour retrouver une espèce de chips à épines déshydratée quelques mois plus tard derrière les boîtes de Crash Bandicroute et la collection de Jo-Jo's (un des vestiges inestimables de la décennie la plus erratique des temps modernes, les années 1990).
Moi, je suis un grand sensible, et tandis que ma raison me hurlait que la tenue d'un blog était un aspirateur de temps libre et démontrait que de temps à autre, j'avais réellement rien à foutre, mon coeur me montra la voie à suivre: choyer ce blog, du moins les premières semaines, pour le confier à la DDASS s'il s'avère que je suis un père indigne.
Redite de la description : ici, vous trouverez tout et n'importe quoi : des essais, des articles, des chansons, de l'écriture automatique, et des nouvelles fraîches des grands topos de mon existence comme ma scolarité à l'Institut d'Etudes Politiques de Saint-Machiavel, l'avancement du prochain film, le prochain voyage à Londres et mes projets """musicaux""".
J'inclus une nouveauté réjouissante qui va faire rager tout le monde : à chaque nouvel article, le titre de mon blog changera. Je présume que les fans loggeront tous mes titres de blog pour me faire un super best-of quand je serai riche, puissant et célèbre une fois au pouvoir suprême.
J'ai sommeil. Bonne nuit.